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Guide des bonnes pratiques de mutualisation








Le groupement d'employeur.ses

Les groupements d’employeur.ses (GE), créés en 1985, sont des structures associatives ou coopératives mettant à la disposition des entreprises adhérentes des personnes salariées du groupement. Ces personnes partagent leur temps de travail entre les entreprises adhérentes, qui peuvent ainsi faire face aux fluctuations d’activité, à la saisonnalité ou aux difficultés de recrutement, et mobiliser des compétences spécifiques sans recruter elles-mêmes.
Cette gestion de la main-d'œuvre est répandue dans l’agriculture, où elle fait régulièrement l’objet d’un suivi statistique. En 2019, les GE emploient, dans le périmètre du recensement agricole, 30 000 salarié.es agricoles en équivalent temps plein.
En 2021, 900 groupements d’employeur.ses non agricoles génèrent un volume d’emploi de 25 000 salarié.es. La majorité compte moins de 10 salarié.es, mais plus d’un sur dix emploie 50 salarié.es ou plus.

L’objectif principal du groupement d’employeur.ses est de créer des emplois pérennes grâce à la reconstruction de fragments d’emplois préexistants dans des secteurs où ils sont souvent précaires, avec des besoins correspondant souvent à des temps partiels ou des emplois
ponctuels. Il représente une forme de mutualisation aboutie, puisqu’il ne s’agit plus
ici d’un simple partage ou d’une collaboration, mais de la construction d’une structure
où chacun.e est solidaire, les risques et les responsabilités étant partagés.

Ce système a plusieurs contraintes qu’il convient de travailler avec les structures bénéficiaires :
- Les structures doivent accepter dès le départ d’échanger autour de la personne salariée en commun, de se coordonner et de partager des informations. Cela peut prendre du temps mais c’est indispensable pour que cela fonctionne.
- Il est nécessaire d’atteindre une certaine harmonisation des tarifs de prestation afin de pouvoir assurer le salaire de la personne de manière juste pour elle et pour les structures.
- Les structures ont parfois des difficultés à envisager d’avoir une personne salariée qu’elles n’emploient pas vraiment.
- Une règle phare : quand une association s’engage dans le groupement, elle entre au CA et devient donc garante des dettes de celui-ci.
- Poste de travail : il est nécessaire que la personne salariée ait un poste de travail, qu’il soit dans les structures bénéficiaires ou que ces structures louent un espace en commun pour elle.

Et il comporte ses avantages !
- Le GE permet une fidélisation des personnes salariées puisqu’il permet de les embaucher en CDI.
- Les personnes salariées via un groupement d’employeur.se sont dans plusieurs structures : elles connaissent donc les besoins en compétences du territoire ce qui peut faciliter la création d’autres postes via le groupement.
- Le groupement d’employeur.se joue le rôle RH de la fonction employeur pour les structures bénéficiaires, ce qui les allège et permet à la personne salariée d’avoir un.e interlocuteur.trice unique pour ce volet.

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